Parmi les romans pour ados, certains parlent simplement et touchent juste. Les périphériques, de Jean-Philippe Blondel (collection Scripto, Gallimard Jeunesse), en fait partie.
Dans ce roman, les « périphériques » sont des ados qu’on remarque peu : ceux qui vivent en banlieue d’une ville de province. Le héros, Axel, est un lycéen assez ordinaire. Il aime beaucoup les mots : il note dans un carnet les expressions qu’il trouve belles. Son ami Baptiste, lui, s’éloigne peu à peu et commence à faire de mauvais choix pour gagner de l’argent.
Axel fait un stage dans une petite radio locale. Il y rencontre Guy, son tuteur, un homme plus âgé, drôle et bienveillant. Guy fait confiance à Axel et l’encourage à créer une émission avec trois autres ados (Juliette, Samuel et Fatou Mata). Leur idée : attirer des jeunes auditeurs et, peut-être, éviter que la radio ferme. En préparant l’émission (écrire, interviewer, monter), Axel et les autres osent enfin prendre la parole.
L’auteur écrit avec des mots simples, mais il parle de choses importantes. Le roman aborde l’argent, les études, l’accès à la culture et les inégalités. On comprend que, sans moyens, beaucoup de portes restent fermées. Tout ne se termine pas parfaitement. Mais le roman reste réconfortant, surtout grâce au lien entre Guy et Axel, et à l’espoir que cette expérience lui donne.
Dès 13 ans

